07 février 2009
Déménagement
Vous pouvez désormais me retrouver sur
http://interstellak.free.fr/wordpress
A bientôt !
29 décembre 2008
Australia (Baz Luhrmann)
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Dieu sait que j'avais laissé tombé tout espoir en voyant la bande-annonce.
Dieu sait combien j'ai perdu foi en Nicole Kidman et en son visage figé à tout jamais par les sourcils.
J'ai eu très peur pendant les premières minutes, racontées par un enfant dont je ne savais comment il se situerait dans l'histoire. Et puis, j'ai vu comment était traité le personnage de Nicole Kidman, j'ai compris que son côté figé et maniéré allait être, en fait, un atout pour son rôle.
J'ai eu très peur quand j'ai vu les premiers échanges entre les personnages de Nicole Kidman et de Hugh Jackman : une sorte de ping-pong agressif, comme on en a tant vu. Sauf que là, je n'étais pas prête à y croire. L'amour qui naît de rien, comme ça, ça ne marche plus.
Heureusement, Baz Luhrmann va ajouter un peu de proximité et de désir charnel dans tout ça, à grand coup de bassine d'eau chaude sur une torse musclé. Et tout à coup tout devient crédible.
Le film est complètement dans l'hyperbole, dans l'exagération, à tous points de vue. On peut y voir une façon assumée de se réapproprier certains codes des films d'une certaine époque ; on peut y voir aussi un style très sincère, qui a besoin d'en faire trop, mais toujours avec un aplomb parfait qui fait que, finalement, tout passe bien.
Il y a beaucoup de scènes qui sont sur le fil entre ridicule et assumé. Parfois, ça ne passe pas. Et puis, parfois, il y a quelque chose de très beau qui se créée (le vieux et sa position sur une jambe...)
Beaucoup d'imperfections donc, beaucoup de prévisibilité, un résultat très inégal, mais malgré tout, la démarche semble pleine d'une réelle passion et de beaucoup d'amour pour ces personnages un peu à côté de la plaque.
D'ailleurs, "à côté de la plaque", c'est probablement ce qu'on peut trouver de mieux pour qualifier ce film, qu'on l'aime ou non...
28 décembre 2008
L'Oeil du mal (D.J. Caruso)
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Assez peu de souvenirs pour ce film vu à sa sortie aux Etats-Unis.
Je me rappelle d'une première partie qui me laisse penser que je suis devant le film le plus crétin du monde, vantant les mérites de l'interventionnisme, de l'état tout-puissant, etc.
Au bout d'un moment je me rends compte que j'ai été bernée et que c'est, a priori, tout le contraire.
Malgré tout, je trouve le film un peu confus, et j'ai du mal à suivre les personnages dont je ne partage pas toujours les motivations. Ainsi, j'hésite toujours un peu pour savoir si tout cela est désespérément banal ou s'il y a bien un petit soupçon d'intelligence en plus... A vrai dire je ne sais pas.
Michelle Monaghan est, comme d'habitude, transparente, et Shia LaBeouf est, comme d'habitude, humble et habité.
17 décembre 2008
La Cité de l'ombre (Gil Kenan)
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Film pour enfant avec, en tête d'affiche, la jeune Saoirse Ronan, révélée par Reviens-moi.
Il y a de belles idées, dans cette ville coupée du monde, citadelle perdue dans un univers ignoré et probablement incertain.
Il y a une belle mythologie interne, avec ces métiers différents, cette "remise de prix" par le maire, ce Générateur.
Malheureusement le film n'a pas réussi à m'accrocher suffisamment pour me tenir éveillée, j'ai ainsi raté de nombreux moments de bravoure (l'évasion, en particulier).
Pétri de bonnes intentions, on ne saurait être trop cruel envers ce film gentil. Mais l'ennui est incontrôlable.
12 décembre 2008
Burn after reading (Joel & Ethan Coen)
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Un scénario complètement loufoque, des acteurs un brin cabotins, sur le papier ça fait un peu peur.
En fait, effectivement, on est là devant un divertissement comique un peu forcé, mais qui s'assume en tant que tel. Si on rentre un tant soit peu dans la mécanique, ça fonctionne. Avec Frances McDormand en volaille écervelée aux yeux ronds, George Clooney en séducteur romantique dépassé, John Malkovich en vieux déchu, et Brad Pitt en prof de fitness qui positive.
En fait, les meilleurs moments de comédie seront entre les mains de rôles secondaires, David Rasche et J.K. Simmons (patron du Daily Bugle dans les Spider-Man), irrésistibles dans leurs échanges de bureaucrates de la CIA.
Ça ne va pas bien loin mais j'ai beaucoup souri. Oublié bientôt, probablement.
04 décembre 2008
Madagascar 2 (Eric Darnell & Tom McGrath)
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Le premier épisode était pétri de défaut mais renfermait quelques perles d'humour, d'humour noir parfois (le lion qui, une fois en liberté, va croquer la croupe de son ami zèbre).
On est content de retrouver Alex et sa clique, surtout les pingouins, et aussi King Julian, on rit à pas mal de blagounettes et de gags, mais le scénario est très bateau et les diverses péripéties sont toutes très prévisibles.
Enfin, comme on dit chez Studio, "ne boudons pas notre plaisir"... mais sans exagérer non plus.
03 décembre 2008
Délire express (David Gordon Green)
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Comédie très paresseuse dans son écriture (à vrai dire, aussi, j'ai un peu dormi), partant d'une histoire pourtant sympathique (le témoin d'un meurtre - Seth Rogen - va embarquer son dealer d'herbe - James Franco - dans ses aventures).
Bien sûr, ça se suit gentiment, heureusement en particulier au toujours charmant James Franco (même si corporellement parlant, il est un peu trop tonique pour son personnage...) mais ça ne vole jamais très loin. Mention particulière au personnage féminin de Amber Heard rélégué aux oubliettes une vingtaine de minutes avant la fin.
Bref, le délire du (misérable) titre français est tout de même assez loin, sauf pour ceux chez qui la mention de drogue douce suffit à faire de n'importe quoi un "film culte"...
27 novembre 2008
Hunger (Steve McQueen)
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Autour de la grève de la faim de l'irlandais Bobby Sands, le film profite en fait de ce qu'il raconte (la prison, l'humiliation, les "forces de l'ordre") pour parler des corps, de ce qu'ils peuvent produire (l'importance donnée aux excréments en tout genre, d'abord encombrants, puis qui peuvent servir à s'exprimer, à se révolter), cacher (le rôle des différents orifices, pour faire passer des messages, par exemple), ou encore endurer (le fameux passage de la grève de la faim, avec le corps décharné de Michael Fassbender, les matières qui s'échappent, la peau qui se troue, les muqueuses qui deviennent coraux...)
A côté de ça, il y a bien sûr un propos politique et une vision forte de l'emprisonnement de ces membres de l'IRA, mais qui est un peu dilué par la multiplicité des points de vue, qui, si elle peut parfois être enrichissante, a tendance en général à rendre le rythme pénible et inutilement lourd. Ainsi, l'évolution du regard que l'on porte sur le personnage suivi au tout début se trouve presque affaiblie par ce processus un peu artificiel.
Il y a néanmoins à la fin du film des passages presque miraculeux, avec ce médecin qui utilise tous les stratagème possibles pour apporter un peu de douceur à ce corps métamorphosés - un matelas de fourrure, une arcade pour que les draps ne touchent pas la peau... Il y a dans ces moments une sensation si précise et une humanité si forte que c'en est presque bouleversant.
Dommage que le film fasse souvent le choix de l'austérité, via de longs, très longs plans-séquences...
22 novembre 2008
Two Lovers (James Gray)
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Il y en a un chaque année, comme ça : un film de qualité que tout le monde va voir et que tout le monde doit aimer.
Je l'ai vu, je l'ai aimé.
Malgré tout, je l'ai aimé sans l'adorer, parce qu'il me manque un petit quelque chose, un peu d'émotion, je ne sais pas. Je trouve le film en fait très froid.
Je trouve le personnage de Gwyneth Paltrow extrêmement touchant, dans sa fragilité et sa bêtise. Je trouve Joaquin Phoenix très bien mais je ne suis pas aussi enthousiaste que la majorité. Vinessa Shaw est parfaite comme toujours.
D'un point de vue personnel, j'ai toujours une part d'identification forte pour un personnage qui se trouve pris entre un amour passionnel et un amour raisonnable ; et comme ma vie n'est pas celle de Leonard, je ne peux pas pousser la comparaison jusqu'au bout. D'un point de vue strict, je trouve la fin d'une tristesse infinie, à cet égard. Le choix de la tiédeur. Mais évidemment, si je raisonne plus clairement, il est évident que celle qu'il laisse partir n'était pas faite pour lui...
A part ça, le film, même s'il me touche moins que ce que j'aimerais, est intelligemment réalisé, avec une douce mélancolie grisâtre. Des grèves, des toits, l'hiver, tout cela est imprégné du même vent froid et impitoyable que les films précédents du réalisateur.
Avec toujours, en fond, cette impossibilité d'atteindre le féminin...
20 novembre 2008
Mesrine : l'ennemi public n°1 (Jean-François Richet)
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Par rapport au premier volet (mon avis ici), on gagne ici en style, en qualité d'action, et on perd un peu en complaisance.
A part ça, rien de neuf à dire à part que Cassel, toujours un peu borderline quant à son interprétation excessive, est impressionnant, et surtout très drôle. Encore une fois (décidément, après Bond...) je trouve Amalric bon, même très bon je dois l'avouer, car il apporte à son personnage une touche de quelque chose, une sorte de folie raisonnable, qui vient parfaitement contrebalancer les excès de Cassel-Mesrine. Parfait casting à ce niveau. Olivier Gourmet est lui aussi tout à fait délectable dans un rôle là encore assez drôle.
Peut-être que rire autant n'était pas le but, personnellement je trouve que l'humour est ce qu'il y a de plus réussi dans ce(s) film(s).
Fin un peu ratée, à cause du début de L'instinct de mort, en particulier... Plat et un peu acharné (la balle dans la tête insistante, mouais...)
Dommage de rester sur cette impression.
17 novembre 2008
Bande-annonce : Revolutionary Road (Sam Mendes)
Si c'est aussi joyeux que le livre (La fenêtre panoramique, Richard Yates), ça promet...
Mais en même temps, Kate Winslet et Leonardo Di Caprio, qui rêver de mieux pour interpréter Franck et April Wheeler ?
Et puis comment résister à ma chanson favorite de The Covers Record, Sea of Love, par Cat Power & Myra Lee...
Voilà, et on oublie le titre français surtout.
D'ailleurs je ne vous le dis pas.
06 novembre 2008
Frangins malgré eux (Adam McKay)
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Un film de poltrons, avec deux demi-frères complètement attardés (Will Ferrell et John C. Reilly).
Le concept ne va pas plus loin. En sortent quelques gags qui fonctionnent et d'autres qui sont assez atterrants... Le film est surtout malheureusement très mal rythmé et très moyennement écrit.
Ma note est très, très indulgente en fait...
Stella (Sylvie Verheyde)
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Aux couleurs des années 70, ce film un peu tristoune parle de Stella, petite fille élevée par des parents tenanciers de bistrot.
En partie auto-biographique, le film est touchant, surtout grâce aux jeunes interprètes, naturelles et très bien dirigées.
Il y a de très beaux passages avec le père (Benjamin Biolay, très bien, mais sans grand-chose à jouer), quant aux passages à l'école, ils alternent entre pire cliché et moments touchants (le tableau).
Dommage que certains aspects soient si prévisibles, car le film parle plutôt bien de cette période délicate de la fin de l'enfance.
L'échange (Clint Eastwood)
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Je trouve le propos intéressant, j'aime beaucoup le début, avec l'installation de l'intrigue, et j'aime beaucoup quelques passages par-ci par-là (le doute de la mère face à ce faux-fils, par exemple).
J'ai plus de mal avec Angelina Jolie en fait, que je trouve extrêmement limitée dans son interprétation. La retenue expressive ne semble pas son fort, et je me prends, pendant tout le film, à rêver à une autre interprète, quelqu'un qui sache réellement faire beaucoup en peu de choses (Naomi Watts, au hasard, même si ce n'aurait pas été précisément le choix idéal non plus). Elle n'est pas mauvaise mais étrangement retranchée, glacée.
Je suis aussi très circonspecte avec l'académisme de l'ensemble, et surtout, je déteste qu'on me prenne par la main pour me faire comprendre ce que je suis censée comprendre. Ainsi, on n'est pas non plus au dégré de manipulation extrême à la Dancer In the Dark, mais j'ai presque ressenti la même chose : cette sensation d'être ému malgré soi, comme emporté par une mécanique super huilée tirée d'un manuel tout prêt "Comment émouvoir votre spectateur".
Je retiens quand même quelque chose qui ressort de ce système, avec ce gamin "complice", la manière dont il sera découvert et arrêté à la "ferme", et la manière dont il s'effondre face au policier, et cette scène glaçante où il pointe les photos, les classe, et s'écroule. La cigarette, le regard du policier en face, et tout ce qui va s'ensuivre, la fouille de la ferme, les coups de pelle dans la terre. C'est dans ces moments-là que le film me parle vraiment...
05 novembre 2008
Quantum of Solace (Marc Forster)
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On ne peut pas faire un Casino Royale à tous les coups, surtout sans Eva Green.
Daniel Craig est toujours impeccable ; Amalric, que je conspue, est parfait en méchant mangeur de pommes.
Je regrette que Gemma Arterton n'ait pas eu un rôle plus conséquent car elle a en tous points l'étoffe d'une James Bond Girl (j'adorais ce plan, présent dans la bande-annonce, en légère plongée, sur elle qui monte un escalier).
Un bon film d'action, un Bond correct. Mais là encore, s'oublie assez vite...
W. - L'improbable président (Oliver Stone)
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Il est assez effarant, surtout de la part d'Oliver Stone, de faire un film aussi plat, aussi neutre, aussi vide.
Le film ne dit rien sur pas grand-chose ; restent quelques interprétations-imitations de plutôt bonne qualité, et surtout, enfin, un rôle à la mesure du talent de Thandie Newton ! Ah ah ah, j'exultais.
A part ça, à force de ne pas prendre parti, ça devient vraiment bizarre, comme propos.
Se suit et puis s'oublie.
Hellboy II : les légions d'or maudites (Guillermo Del Toro)
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J'avais très moyennement apprécié le premier opus du gros héros rouge ; j'attendais donc celui-ci assez calmement.
Et puis, en quelques minutes, la
magie opère.
D'abord avec un prologue animé complètement incroyable et magnifique, qui laisse augurer du meilleur pour The Hobbit.
Foisonnant, imaginatif, avec des effets spéciaux mais aussi des costumes pleins de vraies textures, le film est incroyablement généreux. Un propos assez sombre transparaît dans les motivations du prince Nuada (à quoi bon sauver l'humanité ?) et, parallèlement à cela, le cheminement du personnage d'Hellboy suit son cours... A quand la destruction du monde et la fin des temps ?
Il y a toujours les chats, il y a toujours Liz et ce pouvoir que je lui envie, et puis, là, il y a Abe Sapiens qui est un peu plus développé, très touchant dans sa personnalité propre ainsi que dans sa relation "amoureuse". Il y a les "petites souris", il y a des scènes d'actions fort bien menées, il y a Johann Krauss.
Il y a surtout ce passage magique dans le marché des Trolls, héritier loufoque de la cantina de Mos Eisley ; et puis ce dieu-forêt, avec cette réplique marquante du prince Nuada s'adressant à Hellboy : "Look at it. The last of its kind. Like you and I. If you destroy it, the world will never see its kind again... You have more in common with us than with them. You could be a king... If you cannot command, then you must obey."
Un léger manque de je ne sais quoi, mais sinon, c'est tout ce que j'aime.
Mesrine : l'instinct de mort (Jean-François Richet)
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Film français énergique et porté par un Vincent Cassel en pleine forme ; j'ai néanmoins quelques doutes quant au traitement appliqué au personnage de Mesrine, forcément sympathique, tant l'humour dévastateur de Cassel est irrésistible.
Et puis, je trouve toujours délicat de porter à l'écran une histoire vraie dont certains protagonistes sont encore en vie : que peut-on ressentir en voyant sa propre vie ainsi déformée, exaltée, surlignée ?
Bref, un peu trop tape-à-l'oeil, malgré des qualités formelles indéniables.
Tonnerre sous les tropiques (Ben Stiller)
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Ben Stiller et son acolyte Justin Theroux ont écrit là une bien bonne parodie des blockbusters hollywoodiens, versant "films de guerre". Fourmillant de détails hilarants, le meilleur est peut-être encore la série de fausses bande-annonces qui précède le film à proprement parler, depuis la comédie grasse au drame crypto-gay, c'est un régal et c'est réalisé avec beaucoup de talent.
Comme tout le monde, je saluerai évidemment le travail de Robert Downey Jr, absolument génial dans la peau de l'"hyper-acteur" Kirk Lazarus. Une interprétation de haute volée. Les autres ne sont pas en reste d'ailleurs.
Mon plus gros coup de coeur est en fait pour un invité surprise, que je ne dévoilerai pas ici, même si le secret est probablement quelque peu éventé depuis.
A sa première apparition, il y a eu ces fantastiques microsecondes de flottement : "Je connais ce type, qui c'est déjà, qui c'est ?" Puis, le délice de voir que ce n'est pas "un" type, c'est... lui. Là encore, c'est une performance que je trouve absolument incroyable. Cet acteur nous a pourtant montré plusieurs fois par le passé combien il pouvait être excellent (et médiocre, aussi), mais là, dans un registre tout autre, j'ai été absolument épatée. J'ai découvert aussi, pendant la dernière séquence (très justement centrée sur lui, bien qu'il soit un personnage très secondaire), sa capacité à jouer, avec énormément de talent, avec son corps, même déformé par les costumes et les maquillages. Chapeau.
Vicky Cristina Barcelona (Woody Allen)
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PARENTHESE 'CRI DE REVOLTE' : PITIE, PITIE, PITIE !
Qui se dévoue pour dire aux américains que l'on PEUT boire du vin dans des verres de taille NORMALE ???
Je ne supporte plus ce sale tic qui malheureusement est un triste reflet de la réalité (Aaaaah les Américains en Toscane... un poème).
FIN DE LA PARENTHESE
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A part ça, voilà, c'est vraiment les Américaines nanties font l'Espagne, avec tous les clichés que cela suppose.
C'est joli, les actrices sont jolies (vive Rebecca Hall, déjà l'intérêt principal de The Prestige, de Christopher Nolan), même si Patricia Clarkson devrait se mettre en grève pour avoir enfin quelque chose d'autre à jouer, les paysages sont jolis, etc, etc.
Malheureusement, c'est une jolie coquille vide.
Jolie, hein... mais vide.



















